A LA UNE
Juste une hypothèse
Jamais depuis sa création, en 1988, le GIEC n'aura subi d'aussi violents assauts que ceux lancés depuis le début de l'année. Coordonnées, les attaques se sont déroulées en plusieurs vagues. Il y eu d'abord le vol et la publication, très sélective, des courriels échangés par des climatologues britanniques. Des e-mails, où l'on apprenait - ô surprise !- que ces scientifiques ne portent pas dans leur coeur les climato-sceptiques. Un malheur ne venant jamais seul, ce fut ensuite au tour du président du GIEC, Rajendra Pachauri, d'être violemment attaqué. Pêle-mêle, on lui reproche la qualité de ses costumes, d'écrire à ses heures perdues un roman érotique, de beaucoup voyager en avion. On attend les critiques sur sa coupe de cheveux. Bien sûr, dans cette préparation d'artillerie, certains obus ont touché juste. Collectivement, le GIEC a enfreint ses propres règles en "confondant" l'interview d'un chercheur parue dans le New Scientist avec une étude publiée dans une revue scientifique avec comité de lecture. Cette bévue invalide les pronostics de fonte des glaces himalayennes (2035) du dernier rapport d'évaluation. On reproche aussi au réseau onusien d'avoir surestimé la superficie des Pays-Bas située sous le niveau de la mer... bien que les chiffres aient été fournis par une agence gouvernementale néerlandaise. Qu'ont en commun ces arguments ? D'abord de cibler les auteurs de la Bible du changement climatique. Ensuite, d'avoir, la plupart du temps, été initialement expédiés dans la médiasphère par la presse conservatrice britannique, Sunday Times en tête. Cette rampe de lancement pourrait, peut-être, signer l'origine du "complot" ? La Grande-Bretagne est en pleine campagne électorale. Tous les sondages donnent gagnant le parti Tory, drivé par David Cameron, brillant quadragénaire, tout acquis aux thèses du GIEC. Hélas, l'opinion du député de Witney n'est -du tout- partagée par ses pairs. De là à imaginer une campagne de presse pour mettre tout le monde d'accord, il n'y a qu'un pas... Réel ou supposé, le dézingage prémédité du GIEC s'annonce dévastateur : selon un récent sondage de la BBC, 25% des sujets de sa Majesté ne croient plus au changement climatique. Ils n'étaient que 15% en novembre dernier.
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En Bref
Il manque des sous
L'accord de Copenhague mentionne que 30 milliards de dollars d'aides d'urgence devront être octroyés aux pays les plus vulnérables entre 2010 et 2012. Or, aujourd'hui, seule l'UE (10,6 Md$), le Japon (11 Md$) et les USA (3,6 Md$) se sont engagés. Il manque encore 4,8 Md$. Des volontaires ?Succès de l'éco PTZ
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